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Le Sang noir de Louis Guilloux

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Le Sang noir est l’histoire d’une journée de 1917, dans une ville provinciale de l’arrière. C’est à travers le calvaire du professeur de philosophie Merlin, dit Cripure (à cause de la Critique de la raison pure), le tableau d’une société de pharisiens, de grotesques, de haïssables, en face de gentils, de révoltés, de victimes. Cripure, lui, s’il a été un révolté, ne l’est plus guère. Il est la caricature d’un homme à la fin d’une civilisation, un homme extrêmement pitoyable. Moqué par ses élèves, vivant avec une gothon, sachant qu’une révolution se lève à l’Est, trop tard pour lui, haï par tous les patriotes de l’arrière, il veut se battre en duel, dans un dernier sursaut. Et, comme on le prive de ce duel et de son honneur, il ne lui reste plus que le suicide.
Cripure qui, la nuit, dans son sommeil, entend une voix de femme lui demander :  » Pourquoi as-tu envie de pleurer « , est une des figures les plus présentes qu’un romancier ait jamais créées. Il a beau sortir du roman, grotesquement vautré dans une troïka lamentable, agonisant, lentement escorté à travers la ville, jusqu’à l’hôpital, par deux agents cyclistes, il ne sera jamais oublié. Bien que retentissant des problèmes de 1917, Le Sang noir est un roman métaphysique, plus que politique. Cette dimension métaphysique et le foisonnement des personnages : Cripure, Maïa, Nabucet, Moka, Lucien… font du Sang noir le roman le plus dostoïevskien de la littérature française.

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